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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /Déc /2006 18:30

Situatiuon des lieux :



hg.JPG  


Carré rouge :
Domicile

Carré bleu : Lieu du crime

Carré vert : Camion

 

Résumé des faits :

Dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 février 93, vers 2 heures du matin, Jean-Marc Decker (31 ans)a quitté son domicile 'quartier Bikini à Aubange) à pied, pour rejoindre son camion garé à une cinquantaine de mètres.

Cette nuit là, il faisait froid, le givre recouvrait tout et le brouillard était omniprésent.

Jean-Marc Decker a eu le temps d'ouvrir son camion mais pas de monter à l'intérieur. Avant son arrivée, un gaz lacrymogène avait été propulsé dans le radiateur. Un mouchoir a été découvert sur les lieux, appartenant probablement à l'un des assassins.

Jean-Marc a été agressé par l'arrière.

Le premier auteur, droitier et de grande taille a porté un coup au thorax avec un ustensile de type pic à glace ou poinçon, d'une longueur d'environ 20 cm, en lui maintenant le bras dans le dos. Le second auteur a utilisé un couteau d'une longueur de 15 à 20 cm et d'une largeur de 4 cm, alors que Jean-Marc était allongé sur le dos. Le premier coup a été fatal tandis que le second a été donné post-mortem (coup de grâce).   

L'utilisation de deux armes différentes a amené les enquêteurs à conclure à la participation d'au moins deux auteurs et peut-être un troisième.

 

Jean-Marc était chauffeur routier pour la firme GROSBUSCH de Luxembourg, spécialisée en fruits et légumes. Il devait se rendre, comme tous les jours,  au Centre Européen d’importation à Bruxelles – Schaerbeek.

 

Au départ de son domicile, le camion était toujours vide.

 

 

Lors de chaque voyage, il avait toujours le même itinéraire et le même horaire, soit départ de "Bikini" à 02 heures ( via  la Nationale 4 ); il s’arrêtait à Martelange pour faire le plein du véhicule. Il arrivait à Bruxelles à environ 05 heures pour le chargement (jusqu'à 09 heures). Au retour ( via la E-411 ), il s’arrêtait à la station Fina sur l’autoroute à hauteur de Tellin et ce, du lundi au vendredi. Il était de retour à Luxembourg vers 12 heures. Le camion n'était jamais plombé.

 

 

 

Le vol n’est pas le mobile du crime. Son portefeuille se trouvait toujours dans la poche de son pantalon. Dans la cabine du camion, rien n’a été dérobé( les portes étaient déverroullées). Les clés du camion et celle de son domicile ont été retrouvées sous le corps de Jean-Marc Decker.

Une empreinte relevée sur la portière droite du camion n'a toujours pas été identifiée à ce jour. 

 

Dans le cadre des investigations menées, il a été envisagé la possibilité qu'à l'insu de Jean-Marc, des individus auraient pu dissimuler sur la camion, une certaine quantité de produits stupéfiants ou autres.

 

Une enquête de voisinage a été effectuée notamment au niveau des débits de boissons proches du lieu des faits.

 

De nombreuses pistes ont été exploitées en Belgique, au Luxembourg et en France.

 

Il est à noter que fin des année 80, ont eu lieu plusieurs expéditions punitives, dans certains cafés d'Athus, et début des années 90,la même chose visant un chauffeur routier, locataire d'un appartement de la rue de Rodange à Athus. Ce dernier n'a jamais été identifié et est invité à se faire connaître. Parmi les participants à cette "expédition" figurait un homme "costaud" avec un gros chien noir (dogue allemand) ainsi qu'un homme avec une jambe dans le plâtre.

 

Jean-Marc Decker n'a jamais fait usage de stupéfiants; il était apprécié de tous, honnête, sympathique et travailleur.

 

 

Des zones d’ombres subsistent à l’issue de l’enquête et du procès d’assises 

 

èAvez-vous vu, quelque chose de suspect, cette nuit-là, dans le quartier ou dans les environs ainsi que dans le contournement en direction de Rodange et Mont-Saint-Martin? 

 

èUn chauffeur routier aurait été victime, dans la province de Luxembourg, d'agression ou menaces dans les semaines qui ont précédé ou suivi le meurtre de Jean-Marc. Avez-vous des informations ?

 

 

èVous détenez peut-être, sans le savoir, un petit élément, qui pour l’enquête pourrait avoir une grande importance. Ne serait-il pas temps de soulager votre conscience ?

 

èVous avez peut-être des informations concernant les armes utilisées.

 

 

 

Il n’y a pas prescription, il est encore temps !

 

 

Ä Prenez contact avec notre site http://homicide-decker.over-blog.com/ ou le numéro de GSM + 32 498 / 757337.

 

Adresse mail : Nad_decker@hotmail.com

 

  
Merci de votre collaboration.  


--- NEWS ---  

Quelques réflexions un an après
 
Malgré la diffusion de ce blog, la Justice n’a toujours pas bougé !
 
Rappel:
Durant la semaine du 10 au 16 octobre 2006, s’est déroulé à la Cour d’Assises d’Arlon (Belgique) le procès du meurtrier présumé de Jean-Marc Decker. Il a été acquitté.
 
Pourquoi 14 ans après les faits, alors qu’il aurait pu être jugé beaucoup plus tôt.
 
Pour de multiples raisons :
 
-         une lenteur excessive du système judiciaire ;
-         une Justice qui attache peu d’importance aux victimes ;
-         une tactique générale de la défense ;
-         une surcharge de travail des parquets et de la police.
 
Ce qu’il faut savoir concernant une Cour d’Assises, ou plutôt devrais-je dire, un semblant de pièce de théâtre où les effets de « manche » sont plus importants que le reste :
 
-les Jurés : 12 personnes sélectionnées (sans que les parties civiles ne puissent avoir accès aux propositions) qui n’ont pas demandé à être là et qui pour de multiples raisons essayeront de se désister ; on peut donc dire contraintes et sans motivation. Elles ne connaissent pas le dossier (compliqué et comprenant plus de 6500 pages) et qui ne l’auront pas lu ; ils devront juger avec ce que l’on veut bien leur raconter.
Bravo, je vous défie de le faire et de »juger » correctement ! Pourquoi ne pas laisser des professionnels rendre la Justice même en Cour d’Assises ?
 
-Qui juge t-on lors d’une Cour d’Assises, le(s) présumé(s) coupable(s) ou les victimes ?
Une victime doit prêter serment et jurer de dire toute la vérité…mais pas le présumé coupable qui peut mentir et mener tout le monde en bateau…
Une victime perd automatiquement son statut d’être humain, etr n’a donc aucun recours effectif auprès de la Ligue des Droits de l’Homme tandis que le présumé coupable s’entend rappeler à tout propos qu’il en est un, lui, d’Etre Humain!
 
-Les témoins : il en manque et des plus importants ; ceux qui se présentent ne disent pas toujours la vérité ! Pensez-vous qu’il y a sanction ou ajournement du procès ? Non.
Quant à ceux qui ont des choses à dire, on ne leur laisse pas le temps de s’exprimer. Il est également un peu facile de dire qu’après 14 ans, il est quasi impossible de se souvenir et que l’alcool a fait des ravages dans la mémoire de pas mal de témoins. Il n’y a pas  meurtre dans la région tous les jours !
 
-Le polygraphe : sa fiabilité est estimée à environ 90%; pourquoi dépenser autant d’argent et d’énergie à l’utiliser si ce n’est pas pour en tenir compte pendant le procès. On peut en conclure qu’il n’est valable que lorsque cela arrange !

Comme victime, je me pose des questions ...
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nadine - Publié dans : homicide-decker
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